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LE BERRY, MAIS PAS CHEZ MARYLOU … MAI 26.
Vendredi 1° mai : On part sur les traces de Georges, pas celui de Bernadette … mais George Sand !!! et comme ce n’est pas tout près, notre président nous a proposé trois étapes de longueur raisonnable pour y arriver sans trop fatiguer nos vieillards … et en lisant ces suggestions, il a suffit que je lise les mots « dégustation » et « Epernay » pour que nous adhérions à ces propositions … nous v’la donc so l’voye ce vendredi 1° mai en direction de Barbaise, vers la cidrerie de Warnécourt, où nous allons retrouver une bonne partie de nos camarades que nous apprécions tant … enfin pas tous … nooon, je blaaague !!! quoique !!! De plus, on a appris qu’un apéro était prévu par le trio, non pas de pâtes, mais par le trio Keesmekers … alors, è voye po beure è magnî avou nos plankets !!! On ne part pas trop tôt car il n’y a pas grand-chose à voir lors de cette première étape ; on prend donc l’autoroute vers le sud et ce, dans le même soleil qui ne nous quitte pas depuis le début de ce mois. Nous arrivons bien relax … et c’est vraiment foû de’l voye !!! faut le vouloir pour y arriver, mais il y a de la place, c’est clair et propre … on se place, on salue tout le monde (ou presque …), on discute comme d’habitude avec tout le monde (ou presque …) puis nous sommes conviés à la présentation de la distillerie ; le jeune couple de propriétaires nous fait l’historique de l’entreprise avec la création, l’agrandissement, la production, la vente de ses produits artisanaux que nous avons le plaisir de déguster peu de temps après … et d’acheter car c’était excellent. Mais ce n’était pas encore fini, car le trio Keesmekers nous a encore gratifié d’un apéro plus que dînatoire, on se serait cru à la table de Gargantua !!!
On a ainsi passé la soirée à déguster plein d’excellentes choses et discuter un peu avant de reprendre le chemin de nos motorhomes pour la nuit … immense merci à Maxime, Jacqueline et Charlie.
Samedi 2 mai : on ne l’a pas faite longue hier soir car il fallait digérer. La nuit fut évidemment on ne peut plus calme, on n’en attendait pas moins. Elle fut cependant un peu troublée par quelques gouttes de pluie dont il n’y avait déjà plus trace lorsque nous ouvrons un œil. Le réveil est donc calme et toujours ensoleillé pour le moment, et quelques joueurs motivés se lancent dans une partie de pétanque.
Nous partirons ensuite vers le camping municipal d’Epernay où nous nous poserons avant de partir faire un tour dans cette ville si pétillante. La route fut calme et ensoleillée, et nous sommes arrivés sans encombre au camping. On s’est alors placés, déplacés, replacés … puis on a dîné avant de prendre le chemin vers le centre d’Epernay où nous nous sommes promenés, sans oublier une bonne glace et une petite consommation à une terrasse. De retour au camping, il n’a pas fallu longtemps pour qu’on décide d’organiser un apéro à l’espagnole sous les arbres, dans ce qui reste de soleil … et il a duré longtemps … Dimanche 3 mai : lever à l’aise, mais pas trop tard car nous avons environ 250 kilomètres à faire et 4 heures de route … mais tout dépend du type de trajet choisi ; nous, nous avons choisi « sans péage et par les petites routes », ça aura pris plus de temps mais les routes étaient si agréables, malgré un petit crachin en début de trajet.
Nous arrivons ainsi à l’aire CampingCar Park de Ménétreol sur Sauldre et surprise, il n’y a encore que 3 véhicules sur place … nos autres camarades auront certainement fait un arrêt « courses », ou auront dîné en route. Nous sommes quasi en plein bois mais l’endroit est bucolique et visité régulièrement par … les sangliers !!! Les véhicules arrivent au compte-gouttes. On sort évidemment les fauteuils, on joue évidemment aux boules, puis une petite pluie fait son apparition, qui nous pousse à rentrer dans nos maisons pour la soirée.
Lundi 4 mai : il a plu pendant la nuit mais il fera sec au moment où nous partirons vers notre prochaine étape : le camping Val Vert, à La Châtre. Une centaine de kilomètres à effectuer sur des routes comme je les aime : légèrement vallonnées, dans les champs ou en foret ; on prend grand plaisir à nous remémorer les itinéraires « bison futé » lorsque nous étions jeunes, avec nos deux fifilles, à partir trois semaines en juillet, sans autoroute ni péage, à passer dans les petits villages de la France profonde … ces kilomètres sont passés en douceur pour nous amener au camping et nous placer en bon position pour ouvrir plusieurs auvents au cas où le ciel nous tomberait sur la tête, ce que nous espérons que pas !!! Tout le monde arrive donc plic-ploc, dîne puis discute de tout et de rien, ou entame une partie de pétanque … et le ciel semble se dégager !!! YESSS !!! Et ça se dégage, en effet … on joue, on discute, jusqu’à ce que nous soyons conviés à un pot de bienvenue de la part des gérants du camping, c’était bien sympathique.
Nous sommes ensuite redescendus aux véhicules pour réceptionner les pizzas commandées par Philippe ; on met les tables, les sièges, les assiettes, les couverts et les verres … et c’est le moment choisi pour le début d’un bel orage … et des tonnes d’eau se déversent alors sur nos auvents et créent des grands ruisseaux sur le sol. On se protège comme on peut mais on est tous quand même bien éclaboussés. Finalement, ça se calme un tout petit peu, juste assez pour nous permettre de remiser les auvents mouillés et les chaises trempées, et de rentrer dans nos motorhomes pour faire une bonne toilette et passer la soirée.
Mardi 5 mai : la nuit fut calme et au réveil, il ne pleuvait plus ; on a donc tous sorti les fauteuils et les auvents pour les faire sécher.
Certains ont comme d’habitude commencé une partie de pétanque, d’autres ont fait du rangement, ou ont discuté le bout de gras. On s’est ainsi retrouvés aux alentours de midi pour le dîner avant de partir en bus pour la première visite de notre voyage. Nous nous
rendons ainsi vers le centre ville où nous visitons l’atelier Clair de Lumière. La maîtresse de cérémonie est une artisane verrière (sais plus comment on dit exactement !!!) ; elle nous accueille agréablement et nous explique les différents types de vitraux, avec leur composition ; les techniques du 12° siècle nous sont détaillées, ainsi que les méthodes plus récentes. Les élaborations des dessins nous sont expliquées en détail, avec les différents types de peintures, ombrages, etc. La découpe des motifs et leur assemblage avec des profilés de plomb ou des bandelettes de cuivre, nous sont montrés, et nous avons même pu découper nos morceaux de vitraux avec les outils adéquats. Ce fut extrêmement intéressant et le nombre de questions posées en fut la preuve ; je crois que tout le monde a apprécié le savoir et le savoir-faire de la dame, d’autant plus qu’elle était bien sympathique. Nous avons terminé l’après-midi à une terrasse avec une petite pâtisserie et un petit café, ou autre chose … Nous sommes ensuite rentrés en car scolaire au camping où les réjouissances vont continuer avec un apéro offert par Catherine et Philippe pour leurs 80 ans de communion solennelle … Nous nous retrouvons ainsi à la salle du camping, mise gracieusement à notre disposition par les gérants. Notre couple organisateur avait bien fait les choses et tout le monde a apprécié les agréables propositions tant à grignoter qu’à écluser … ils ont ainsi gagné leur premier flocon « apéro ». Nous sommes alors rentrés dans notre motorhome pour douche (on l’espère), soirée (c’est sûr), nuit (ben tiens), câlins (on peut rêver) !!!
Mercredi 6 mai : départ pour Sarzay avant tout le monde afin de se positionner pour placer les arrivants de manière optimale. Tout le monde arrive et on peut entamer la visite
du château. C’est une bâtisse du 14° siècle à vocation exclusivement défensive (douves, chemins de ronde, mâchicoulis, etc.) car à cette époque, le Berry était quasi frontalier avec l’Angleterre (merci Aliénor d’Aquitaine …) et les relations étaient tendues … et ça n’a pas changé !!! Ce bâtiment carré a été acheté pas des privés dans les années 80 et restauré dans l’esprit médiéval. Les bâtiments annexes, la basse cour, furent érigés au 17° siècle.
Ce château possède, de manière surprenante, des cheminées à tous les étages, et toujours fonctionnelles puisque des bûches y flambaient lors de notre passage. Le mobilier de chaque pièce n’est pas tout à fait d’époque et n’est d’ailleurs pas représentatif de la réalité de l’époque. On y expose également des fossiles, des armes, des outils anciens. Il a servi de cadre, mais sous un autre nom, au roman « le meunier d’Angibault », de George Sand.
Après la visite, nous sommes alors partis vers le moulin d’Angibault, à quelques kilomètres de là. Nous arrivons rapidement et nous dînons sur place. La visite du moulin est prévue à 15.03 heures et nous sommes pris en mains par une gentille bénévole qui nous présente le moulin, abandonné pendant des années, et remis en fonction par un groupe de passionnés qui ont rafistolé, charpentes, mécanisme de meules, etc.
Tout fonctionne encore occasionnellement lors de fêtes folkloriques locales : farine, cuissons de pains dans le four du moulin, parfois petites manifestations musicales. Ce moulin ne fonctionne que 6 mois dans l’année, en fonction du débit de la rivière. On est alors repassés à la boutique pour acheter quelques produits locaux, avant de retourner aux
motorhomes … sans pluie !!! Maiiiiiis, la journée n’était pas terminée car on va fêter l’anniversaire de Fernand, surnommé Monoonk !!! Et Eliane avait à cette occasion, mis les petits plats dans les moyens, ce fut parfait !!! Ils ont gagné un flocon supplémentaire !!!
On en a eu pour tous les goûts et on a eu de quoi faire passer toutes les gentilles crasses proposées … merciiiiiii beaucoup … on se réjouit d’être l’an prochain !!! On a évidemment discuté pendant longtemps puisque le temps était sec avec un soleil de fin de journée, avant de rentrer dans les véhicules car la fraîcheur tombait lentement sur nos épaules.
Jeudi 7 mai : la nuit fut évidemment bien calme et comme hier, 3 équipages partent en éclaireurs pour placer de manière idéale, les véhicules arrivant sur le parking. Nous avons rendez-vous à la maison de George Sand, à Nohant-Vic. Le parking est aisé et certains ont même le temps d’entamer une partie de pétanque. Notre visite commence à 10.16 heures et nous sommes directement dans le bain … George Sand perd son papa à 50 ans lors d’une chute de cheval puis a hérité de cette demeure de sa grand-mère, avec ses 280 hectares de terrain, ses dépendances, ses paysans, etc. Elle se marie à 18 ans avec un homme avec lequel elle n’a aucun atome crochu, ce qui fait qu’elle part à Paris pour écrire, ce qu’elle fait de mieux. Elle divorcera rapidement de ce mariage de raison.
Nous visitons la cuisine qu’elle avait équipé de matériel ultra moderne pour l’époque, afin de faciliter le travail de ses domestiques. La salle à manger, suite logique, était toujours dressée car elle n’aimait pas vivre seule et invitait une
cour d’amis érudits pour lui tenir compagnie ; ainsi Flaubert, Dumas fils, Chopin, firent de nombreux passages dans sa demeure. Les pièces récréatives sont également présentes, tel un mini théâtre privé où elle sévissait avec ses amis, et un théâtre de marionnettes avec de nombreuses figurines. Cette grande dame, humaniste avant l’heure, est décédée et a donc laissé son domaine à ses petites filles ;
la dernière est morte en 1960 et a légué les biens à l’état français.
Une bien belle visite … Nous sommes alors retournés aux véhicules et avons de nouveau pris les devants pour arriver à Chassignolles, à la grange au piano.
Notre hôte, un pianiste de renom, nous a expliqué dans cette magnifique grange entièrement rénovée, les différences entre les différents types de piano qu’il possédait, entre autres un Steinway et un piano porté du début du 19° siècle. Il a joué de nombreux petits morceaux pour agrémenter ses nombreuses explications, puis après les nombreuses questions, nous avons repris le chemin des motorhomes tout proches pour partir en reconnaissance à l’aire de sainte Sévère, où nous avons pu garer tous les véhicules. Cette journée bien remplie se termine ainsi, dans le soleil du soir.
Vendredi 8 mai : après une nuit au calme, nous partons en bus vers le château de La Motte Feuilly, à quelques kilomètres de notre bivouac.
Nous sommes accueillis par la maman du propriétaire, qui discute avec nous en attendant l’arrivée de la guide, qui commence par nous faire l’historique du château ; il fut d’abord construit sur une motte castrale au début du 13° siècle avant d’être modifié au 15° siècle. Ce bâtiment fut à l’origine, purement défensif, comme le château de Sarzay, et était doté de hauts murs avec chemin de ronde, de mâchicoulis, de douves et d’un pont-levis. Il passa ensuite dans la famille de
Charlotte d’Albray, membre de la famille d’Henri IV. On a ensuite continué la visite par la chambre du tailleur, bien équipée pour l’époque, avec latrines et grande cheminée pour réchauffer les petites mimines du couturier de la dame.
Nous avons continué par la chapelle privée, dotée d’un balcon pour un musicien ou un chanteur. La visite s’est continuée par les jardins « à l’anglaise », avec une allée de tulipiers de Floride remarquables et une pièce d’eau, ainsi que par le jardin aménagé « à la française », jardin d’agrément et jardin potager. Nous avons même appris qu’il était possible de louer la cabane du jardinier pour un petit week-end en amoureux, ainsi qu’un plus grand bâtiment pour une vingtaine de personnes. Il était alors temps de revenir aux véhicules pour dîner avant la suite de la journée. On a eu le temps car notre rendez-vous de l’après-midi était fixé à 15.03 heures pour une visite axée sur le film « Jour de Fête », de Jacques TATI. On a pu voir un excellent montage audiovisuel sur les coulisses du film, avec de nombreuses séquences de l’époque, et des scénographies décrivant les évènements. Nous avons ensuite visité une reproduction d’un studio où furent tournées certaines scènes, le tout décrit et commenté par un accessoiriste ayant tourné plusieurs fois avec le réalisateur. Nous avons ensuite terminé par un verre de l’amitié offert par le centre. Nous n’avons alors eu que quelques mètres à faire pour nous rendre aux halles couvertes et assister à une animation de musique traditionnelle et danses berrichonnes, soutenue par des vielles et cornemuses.
Les renseignements fournis furent nombreux, tant sur les musiques que sur les danses et les vêtements
des hommes et des dames : décorations si marié ou célibataire, membre stagiaire ou effectif, etc. Et le clou du spectacle, des abumiens sur la piste … et ils se sont débrouillés comme des chefs.
On est alors rentrés aux motorhomes, certains pour déjà faire des services en prévision des prochains jours.
Samedi 9 mai : départ à l’aise vers notre prochain bivouac : Argenton sur Creuse, ou nous n’avons aucun problème de parking tant l’endroit est étendu. On en profite pour faire quelques courses sur le chemin, à La Châtre. Nous dînerons dans les véhicules, ou à côté, avant de descendre en ville. Nous partons ainsi pour une visite guidée de la ville à 13.32 heures. Nous y apprenons que la cité existait déjà 4000 ans avant notre ère, peuplée alors de Néanderthaliens ; ce sont ensuite succédés, des gaulois et des romains.
Nous n’avons vu que l’extérieur de l’église saint Sauveur avant de nous diriger vers la rivière pour découvrir un des derniers moulins encore debout, appartenant maintenant à un artiste ; il y en avait une vingtaine qui travaillaient la farine, des écorces, etc. Nous avons ensuite grimpé la colline vers la chapelle de la bonne dame, qui est le seul vestige d’un des trois châteaux construits initialement sur cette motte castrale, détruits et reconstruits en plus costauds. Nous avons alors dévalé la colline pour nous rendre au musée de la chemiserie et de l’élégance masculine, dans les anciens bâtiments des ateliers Brillaux. Nous y découvrons d’anciennes machines à coudre, ancêtres de l’industrialisation,
initialement mues par la vapeur, puis par l’électricité, ainsi que différentes machines pour des travaux plus spécifiques. On y voit l’évolution des chemises d’abord droites, puis avec décorations, fraises, dentelles, avec cols, etc. Ces chemises servaient il y a longtemps de linge « hygiénique » car on ne se lavait pas, on changeait de chemise !!! On a ensuite vu différents types de vêtements de la vie courante comme de la vie publique, avec des vêtements de cérémonie, des vêtements ayant appartenu à George Sand, et beaucoup d’autres choses. Nous sommes alors allés prendre une petite consommation en terrasse, avant d’aller souper à gauche ou à droite, puis rentrer au motorhomes pour la nuit au moment où quelques gouttes commencent à tomber.
Dimanche 10 mai : le boulanger est passé ce matin vers 8.00 heures et a sonné le réveil chez certains. Nous partons ensuite vers Gargilesse, un des plus beaux villages de France, qui n’a que 40 habitants. Il y a une fête locale très agréable avec de nombreux stands, fleurs, bijoux, etc. Nous allons visiter l’église romane du 12° siècle où une gentille bénévole nous donne tous les renseignements sur l’édifice, avec ses chapiteaux sculptés dans une pierre dont on se demande encore d’où elle vient … et nous parle de la légende de saint Greluchon, moine ermite vivant dans la foret, doté d’un tel pouvoir que toutes les gentes dames qui lui rendaient visite … tombaient enceinte … probablement le saint esprit !!! Jolie pièce également que ce christ byzantin restauré il y a peu de temps … une pièce extraordinaire dont le village n’avait pas idée … il n’y en a effectivement que 3 dans l’hexagone. Et nous avons continué par la crypte qui présente de magnifiques peintures des 13° et 15° siècle, particulièrement bien conservées, représentant différentes
étapes de la bible. Nous continuons alors avec la visite de la petite maison de George Sand, qu’elle avait découverte lors d’un passage au village avec Frédéric Chopin. Elle l’a achetée plus tard et y a séjourné en toute simplicité. Des objets donnés par sa petite fille Aurore Dupin, y sont exposés. La visite fut agréablement menée par une dame ayant connu Aurore, alors qu’elle était elle-même écolière au village. Nous avons ensuite pris la direction du restaurant où nous sommes accueillis pour le dîner, et ce fut très bon. On a ensuite embarqué sur un bateau pour une croisière d’une bonne heure sur la Creuse, faisant à cet endroit la frontière entre la région nouvelle Aquitaine et la région Berry. La rivière est à cet endroit 5 mètres plus haute que l’ancienne rivière, suite à la construction du barrage d’Eguzon ; de nombreux bâtiment furent noyés dans l’aventure. On y voit quelques belles maisons en bord du lac aux bords verdoyants … cependant, jadis, la nature était composée de « landes à bruyère » dont il ne reste qu’une parcelle en mémoire de ce qui existait auparavant. Ces paysages d’antan colorés de rose, ont beaucoup inspiré de nombreux peintres de l’école de Crozon. Nous avons alors pris le chemin du retour pour l’anniversaire de Mireille. Nos amis avaient mis les petits plats dans les grands et il y en a eu pour le riche et pour le pauvre … on a discuté beaucoup, on a bien rigolé … jusqu’à ce que la pluie fasse son apparition, on est donc tous rentrés dans nos véhicules pour la soirée et la nuit.
Lundi 11 mai : départ relax vers le camping « les Millots », à Rosnay.
On s’installe dans nos emplacements avec eau propre, regard pour vidange d’eau sale et électricité. La journée est libre mais comme il pleut, il n’y a pas grand monde dehors. L’après-midi est plus sèche et certains vont jouer pétanque, partent en promenade, etc. Et vers 18.00 heures : apéro à l’espagnole autour de l’étang. Puis, soirée et dodo.
Mardi 12 mai : lever après une bonne nuit calme ; nous partons en car vers les étangs de la Brenne pour une promenade avec un guide nature. Cette région fut jadis assez humide, avec les maladies et désagréments qui y sont joints, mais fut « améliorée » par Napoléon 3, qui fit construire des routes … droites et rectilignes. Les nombreux étangs, on en a recénsé 3000, furent propices à la pisciculture et c’est toujours le cas aujourd’hui. Les étangs sont situés en cascade pour pouvoir remplir ceux de l’aval avec ceux de l’amont ; ils sont mis à sec tous les 6 ou 7 ans pour raviver les forces vives permettant de nouveaux élevages lors des années suivantes. On peut alors se poser dans un observatoire pour regarder les oiseaux vivant dans ce superbe biotope. Nous avons ensuite pris la direction du restaurant qui va nous servir le repas de midi en bord d’étang … asséché !!! Nous partons ensuite vers le château de Azay le Ferron, qui présente plusieurs styles architecturaux : il fut initialement une simple tour défensive, puis furent ajoutées, une aile « renaissance » avec les armes de François I°, 2 ailes datant du 17° siècle, une aile du 18° siècle, une galerie de 1930. Les derniers propriétaires étaient très modernes et ont équipé le château d’une cuisine moderne pour l’époque avec un magnifique « piano », ils ont installé le chauffage central avec de grosses chaudières ainsi que l’eau potable. Le salon d’apparat n’était pas en reste avec des caissons de plafond, récupérés dans un palais à Versailles du 17° siècle. Après
cette visite bien menée, nous avons eu droit à une dégustation de produits locaux tant à boire qu’à manger. Et nous avons terminé par une dernière visite à la Maison du Parc, où nous avons pu acheter des produits régionaux. On a ensuite repris le chemin du camping où nous allons passer notre dernière nuit.
Mercredi 13 mai : départ avant tout le monde, pour le parking de l’office du tourisme de Valençay. On a la place pour se poser afin de visiter le musée de l’automobile tout proche. Une quarantaine de véhicules sont exposés, tous en état de marche et sortant toutes les semaines … mais pas en même temps évidemment ; ils appartiennent tous à la même famille et il y en a encore une centaine dans un autre endroit, tous aussi en parfait état, un roulement est donc possible pour l’exposition. On y trouve quasiment que des voitures françaises de tous âges, ainsi que quelques motos et une collection de Vélosolex. Nous mangeons ensuite dans nos motorhomes avant d’avoir une visite guidée du magnifique château de Valençay, juste en face du parking. Nous y trouvons une mini guide qui commence à nous expliquer que, du château primaire purement défensif, il ne reste qu’une tour voûtée et deux escaliers ; ces reliquats sont condamnés, mais néanmoins visitables par petits groupes lors de certaines manifestations. Il fut érigé par la famille d’Etampes au début du 15° siècle. Le château actuel a été entamé aux environs de 1515, avec bien de multiples évolutions ultérieures. Ainsi, au 17° siècle, la cour intérieure fermée fut rendue « ouverte » avec vue sur la vallée. Il
fut ensuite acheté par un Talleyrand en manque d’argent, avec l’aide de Napoléon. Cela ne l’a pas empêché de trahir plusieurs fois le petit corse, entre autres pour les russes où on peut le tenir en partie responsable de la défaite française à la Berezina ; ce comportement lui a d’ailleurs valu le surnom de « diable boiteux », car en plus, il avait un pied bot, mais ses qualités de négociateur lui ont également valu un autre surnom : « le prince des diplomates ». En tant qu’évêque, il fut défroqué suite à ses aventures mais sur le point de mourir, il s’est réconcilié avec la religion et s’éteignit « en évêque ». Nous avons ensuite visité les différentes salles comme la salle à manger, les cuisines, des expositions à thème, les chambres à coucher dont certaines sont nouvellement restaurées, la cave à vin, pour terminer dans le parc de ce magnifique édifice.
Et une fois terminé cette visite, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour une étape chez un viticulteur de Lye (EARL JOURDAIN), pour une dégustation de vins AOP Valençay, accompagnée de fromages, de Valençay également. Puis nous arrivons aux dernières lignes de notre road book … nous partons vers Rouvres- les-bois où un grand emplacement nous attend ; il y a de la place pour tout le monde … et il y a même une pizzaiolote sur place, ce qui fait le bonheur de certain(e)s. Nous avons même eu l’occasion d’échanger quelques mots avec le maire, qui nous a confirmé l’intention de créer une aire avec quelques places pour stationner les motorhomes … belle initiative. Cette journée bien remplie se termine par une soirée dans nos coquilles.
Jeudi 14 mai : on se lève relax car un petit déjeuner est prévu au programme. On n’a que 200 mètres à faire pour aller dans la salle qui va nous recevoir ce soir pour notre repas de clôture. Ce premier repas de la journée fut parfait avec des excellentes viennoiseries, du pain brioché, des confitures, du Nutella, ceci, cela, café, thé, jus de fruits … et même des fromages … que demander de plus. Certains prennent ensuite le chemin de l’étang tout proche pour … jouer pétanque ou prendre un bon bol d’air. On a ensuite chacun dîné de son côté, puis certains sont partis en promenade, d’autres sont allés … jouer pétanque (tiens donc !!!) … d’autres ont discuté de tchic et de tchac dans la magnifique grange aménagée au bord de l’étang, avec bancs, tables, et même toilettes, le tout couvert et à l’abri !!! … jusqu’à ce que le tonnerre et la pluie ne les pousse à rentrer. On s’est alors réchauffé dans nos demeures mobiles avant de partir vers notre dernier
repas « surprise ». Et la surprise fut bonne car tout, depuis l’apéritif, l’entrée, le plat et le dessert, était excellent et très bien présenté … ce fut un régal qui nous a permis de passer une excellente soirée. On n’a évidemment pas manqué de remercier notre couple d’organisateurs aidés par Marianne et Gaspard, pour ce magnifique voyage, ces belles découvertes, ces belles visites qui ont encore élevé le niveau culturel des membres de l’Abum. Et … en route pour la suivante !!!
Jeudi 15 mai : on bizoute , on splite et on se dit au revoir … ET TERMINONS PAR LA PENSEE DU JOUR :
J’ai arrêté de faire attention et de courir après certains, je ne veux plus abîmer mes chaussures.
Et pour ceux qui sont un peu sûtî … Mon premier était avant l'euro Mon deuxième indique une condition Mon troisième est une grande étendue d'eau Mon quatrième est un démonstratif Mon cinquième est synonyme de "refusé" Mon tout est un de nos membres Chantal et Guy, membres 109




