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L’ILLE ET VILAINE ; OCTOBRE 2026.
Lundi 19 octobre : ben voilà … on vient à peine de terminer notre périple en vélo sur le canal du midi que nous voilà déjà en route vers la sortie que Marianne et Gaspare nous proposent en Bretagne ; nous avons eu 5 jours pour faire le trajet de Sète vers Lohéac, certains passant par saint Cirq Lapopie, Angoulême, d’autres par le château des Milandes (Joséphine Baker), ou par Brantôme en Périgord, alors que d’autres équipages reprenaient la route vers la Belgique, ou que d’autres encore arrivaient de Belgique. Vers 14.00 heures, ce sera le grand début de cette sortie « Il est vilain », et de son épouse « Ille et Vilaine » ; elle débute de la meilleure manière, avec un soleil aussi généreux que Jean-Marc … en attendant une fin de semaine que les prévisions annoncent « humide » … mais on peut espérer que ça change en cours de route. Nous sommes garés sur le parking du circuit de rallye cross de Lohéac, qui accueille une manche du championnat du monde de la discipline, et tout le parking est disponible pour nos vingt véhicules. Nous dînons dans nos autologis avant de prendre notre poste de placeur … et le premier arrive à 14.15 heures. Puis tout le monde arrive sur le reste de l’après-midi et est placé avec une dextérité hors pair par le haut responsable, et au moment de partir souper, tout le monde est présent sauf un seul équipage … il nous rejoindra demain. Les crêpes proposées sont excellentes après le kir d’apéritif et la soirée se passe parfaitement, avec le premier briefing des organisateurs. Nous reprenons alors le chemin de nos motorhomes vers 21.15 heures pour la soirée et la nuit.
Mardi 20 octobre : il a plu la nuit mais on s’en fout … on avait notre pèt au sec … on part dans le soleil pour les 164 mètres qui nous séparent de la ligne de départ de la visite du « manoir de l’automobile » … il m’a fallu deux heures pour voir cette exposition … et encore , je ne me suis
pas attardé sur certaines choses … Des voitures d’exception, de la formule 1 au rallye WRC en passant par la petite familiale et la voiture de luxe … Elles sont toutes en état collection, sans une poussière, peinture rutilante, pneus gonflés … prêtes à prendre la route … de toute ma longue vie, je n’ai JAMAIS vu une telle collection rangée par marque, par type !!! Le bonheur intégral pour les amateurs de voitures anciennes ou nouvelles.
Nous avons ensuite dîné dans nos véhicules avant de prendre la route vers l’aire communale de Plévenon ;
nous arrivons dans les premiers puis nos camarades commencent à arriver. Le soleil est toujours de la partie et encourage nos nanas à faire des emplettes dans une petite boutique toute proche qui propose des belles choses et … chères … mais elles le valent bien (nos biches …)!!!
Et pour continuer, le frère de la tenancière, qui est viticulteur, propose de venir faire une dégustation de vins … puis un marin pêcheur arrive avec des préparations de harengs !!! mais où cela va-t-il s’arrêter ??? Puis on rentre dans nos camions pour la soirée.
Mercredi 21 octobre : la nuit a été venteuse et a nécessité le rabattement des antennes ; elle a également été pluvieuse, remplie de gouttes d’une eau très humide et même franchement mouillée et pleine de H2O … mais la matinée est sèche … Nous partons ainsi répartis dans plusieurs motorhomes vers le fort la Latte, portant également le nom de château de
la Roche-Goyon, du nom de la famille ayant érigé le premier édifice au 10° siècle. Il fut maintes fois assiégé, détruit, reconstruit avec la participation de Vauban entre autres, enfin classé monument historique au début du 20° siècle. Il est actuellement la propriété depuis 1931, de la famille Joüon des Longrais et est géré par tous les membres de la famille, qui en poursuivent l’entretien et l’ouverture au public. Il est en très bel état et quasiment tout peut se visiter, avec l’aide d’un audio guide particulièrement performant et complet. C’est une visite à ne rater sous aucun présexe. Nous sommes ensuite revenus aux motorhomes pour le dîner et sommes repartis en vélo ou à pied vers le cap Frehel … et nous avions à peine roulé deux kilomètres que nous avons essuyé une averse carabinée dont on ne savait pas si c’était de la pluie ou des grêlons !!! Et tout le monde a fait demi tour illico et à peine revenus au bivouac, que réapparaissait … le soleil !!! Bon, tant pis, les vélos étaient rangés dans les lieux ad hoc et ils ne sont pas ressortis. On a encore discuté à gauche et à droite à l’intérieur car il est de nouveau tombé des grelons de la mort qui tue, puis l’heure du briefing s’est avancée, ainsi que l’heure des harengs … je crois que le « martin-pêcheur » devait être content de ses ventes d’hier et d’aujourd’hui. Puis, comme d’habitude : souper (ou pas), douche (ou pas), soirée, câlins (ou pas), dodo … Jeudi 22 octobre : il a encore plu la nuit mais ce n’était rien de problématique, et le vent n’avait rien à voir avec la veille. Nous nous levons un peu plus tôt que nos camarades pour aller à l’aire de Beaussais sur mer, à une vingtaine de kilomètres. Nous y sommes
rapidement et découvrons une aire avec de grands emplacements équipés d’électricité 10 ampères, et un point d’eau à chaque allée ; les places sont spacieuses et séparées par de la végétation basse. Tout le monde trouve une place qui lui convient puis notre camarade José Michel, assisté d’Anne Lise, Alicia et quelques petites mains abumiennes, nous prépare un pain perdu … mais tout le monde a fini par retrouver son morceau. Une pluie fine s’invite pendant notre dîner mais elle ne mouille pas le pèlerin et ne nous fait même pas rentrer dans nos mobiloyourtes. Puis certain(e)s partent faire les boutiques (tu vas voir qu’elles vont encore revenir avec plein de sachets !!!) pendant que d’autres font le ménage, la vaisselle, la lessive, paient les factures, préparent le souper, etc. Mais pas de lézard, c’est avec grand plaisir, les chatoune, choupette, choupinette, p‘tite gueuille, salope, etc … on aime tellement vous avoir avec nous !!!
Bref, l’après-midi se passe tranquillou et on se prépare à une nuit pluvieuse et très venteuse après notre souper.
Vendredi 23 octobre : la nuit fut effectivement chaotique … il a beaucoup plu et le très grand vent que nous avons entendu dans les arbres nous a rappelé que nous devions être réellement au cœur de la tempête Austen, mais heureusement, nous n’avons rien senti comme balancement du véhicule, ce qui eut été inconfortable et nous aurait rappelé la Sicile. Nos organisateurs nous ont alors signalé que le départ en car était retardé et que le programme serait adapté, les conditions n’étant pas optimales … et personne ne leur en tiendra rigueur … le soucis est que ça semble parti pour durer … il est déjà loin, le temps du cassoulet et des cuisses de chatoune confites … pardon, cuisses de canard confites, voulais-je dire !!! Bon … que de souvenirs qui ne demandent qu’à être
effacés par la Bretagne, sa pluie, son chouchen, son vent, ses crêpes, sa pluie, ses fruits de mer, son vent … et pour ce faire, nous prenons le car vers Dinan, chef lieu des Côtes d’Armor, entité connue depuis le néolithique. C’est une cité fortifiée érigée sur un éperon rocheux qui domine un méandre de la Rance, port de pêche depuis l’antiquité, qui a participé à la richesse de la cité. Les remparts construits vers 1283, font 2700 mètres de long, et il en reste actuellement encore 2300 mètres en état. Le siège de cette ville forte, figure entre autres sur la tapisserie de Bayeux.
Une figure emblématique de la ville est Bertrand du Guesclin, qui défend la ville contre les anglais et quelques normands en 1357.
Annexée par la France en 1488, elle est ensuite « conquise » par différents ordres religieux : bénédictins, capucins, dominicains, p’tit quinquin, etc. De belles demeures subsistent encore de cette période prospère, comme les 130 maisons à pans de bois et beaucoup d’autres maisons à encorbellement. Les ruelles sont magnifiques et nous font faire un bond de 500 ans en arrière. Notre visite guidée s’interrompt alors pour nous permettre de reprendre des forces pour la suite, car au vu des conditions atmosphériques, nous ferons l’impasse sur la croisière sur la Rance ; nous la remplacerons par la visite du château médiéval où nous passons de la cuisine en sous-sol, à la salle basse où le duc invitait ses hôtes à partager son repas, depuis les notables jusqu’aux mendiants, pour afficher sa générosité. La salle au dessus lui servait à promulguer ses lois et à rendre la justice tandis que la salle supérieure servait de salle de délassement. Nous avons ensuite repris le car qui nous a ramené à l’aire de camping-cars pour vaquer à nos occupations favorites : faire
les pleins d’eau, vider l’eau sale, vider les cassettes … soit des choses très valorisantes. Puis soirée, douche, dodo.
Samedi 24 octobre : départ très tôt pour le parking de l’aquarium de saint Malo ; de nombreuses places sont disponibles et nous avons tout le temps pour attendre le moment du dîner. Pour la suite, nous faisons une visite guidée des 10 thèmes nous présentant les différents biotopes marins du monde ; environ 10000 poissons de 600 espèces différentes nous font voyager en commençant par une énorme mâchoire de Megalodon, la plus grande espèce de requin pouvant atteindre une trentaine de mètres, mais aujourd’hui disparue à la suite de la raréfaction de la nourriture. Alors, dans le désordre, quelques informations en vrac parmi la tonne de d’informations de notre guide particulièrement affûté sur la question … méduses, tortues, hippocampes, plancton, requins, nous sont décrits de manière précise. Autre exemple : le crabe géant, fréquentant les eaux froides, pouvant atteindre 4 mètres d’envergure … et il est comestible. Nous apprenons que le poulpe est très intelligent, très souple … toutes ses caractéristiques nous sont décrites ainsi que celles des requins dont les mâles ont deux pénis et les requinEs deux utérus. Les petites tortues qui éclosent au Péloponnèse peuvent se déplacer jusqu’au Pacifique. Certaines espèces sont dangereuses, comme la rascasse volante ou le fugu, poisson très recherché au Japon … et pouvant être mortel si pas bien préparé. Les piranhas ne sont pas dangereux hormis certaines circonstances spécifiques, contrairement à ce que certains films d’horreur nous font croire. Ce ne sont que quelques-unes des informations que nous avons reçues car la visite fut tellement dense et riche que si vous voulez en savoir plus, ben vous n’avez qu’à venir par vous-même pour une visite identique, vous ne le regretterez pas … pas de photo non plus car l’ambiance est assez sombre et les parois de méthacrylate sont très épaisses, parfois 20 centimètres, et déformantes. Nous avons ensuite fait un passage par les coulisses de l’aquarium avec description du nourrissage, du filtrage, des soins aux animaux malades, au traitement des naissances, etc., etc. Et comme
d’habitude avec l’Abum, nous sommes ressortis de cette visite plus malins qu’à l’entrée … et nom di djû, il a encore plu comme vache qui pisse !!!
Dimanche 25 octobre : nous partons à l’aventure sur 15 kilomètres pour une visite de la malouinière de Ville Bague ; c’est une malouinière familiale du 18° siècle, authentique demeure de corsaire ou d’armateur malouin, qui leur servait à s’échapper de la trépidante vie citadine sans être trop loin de leur entreprise ; celle-ci est même disponible à la location pour des évènements privés … si le cœur (et votre portefeuille) vous en dit. Ces demeures souvent austères extérieurement, sont richement décorées de l’intérieur avec des objets exotiques ramenés des lointaines expéditions aux Indes, en Chine ou en Amérique. Mais comme nous ne devons pas arriver trop tôt, certains partent visiter saint Malo ou le Carrefour tout proche. Nous arrivons fin de matinée à la malouinière par une petite drève très étroite qui nous donne de bons renseignements sur les capacités visuelles de nos camarades, car il faut viser bien juste pour passer le portail. Nous sommes ébahis par la perspective en arrivant devant le bâtiment construit en 1715 par la famille Eon, dont le représentant le plus connu est le chevalier d’Eon, espion de Louis XV, qui n’hésitait pas à se déguiser en femme. Le propriétaire nous accueille et après avoir fait un historique de la demeure, nous commençons la visite par la cuisine où nous avons un aperçu des objets utilisés à l’époque. Nous continuons par la salle à manger où chaque objet nous est décrit tant sur son origine que sur son utilité ;
des couverts pour toutes les occasions, même les plus farfelues, comme les présentoirs à ananas que l’on ne mangeait pas, des
récipients de toutes sortes, le tout élevant la gastronomie française à un art de la représentation. Tout nous est présenté par le propriétaire des lieux, ce qui est encore plus intéressant. Le bâtiment ayant été laissé en ruine après la révolution française, il fut racheté en 1975, restauré par la famille qui l’occupe actuellement, qui l’a entièrement remeublé avec des équipements d’époque, y compris le papier peint panoramique, retrouvé par hasard chez un antiquaire. La visite se continue par la chapelle qui était elle aussi dans un état de délabrement avancé. C’est une chapelle semi-ouverte, ayant deux entrées, une grande pour les propriétaires et une autre plus petite, donnant sur la rue, pour les gens du village. Dernière étape, le pigeonnier contenant 320 logements (boulins), ce qui semble indiquer que l’armateur était propriétaire de 160 hectares (2 pigeons par hectare selon la loi). Nous avons alors pris congé de notre hôte que nous retrouverons demain pour le petit déjeuner, pour retrouver nos motorhomes-camping-cars-autologis-recreational vehicles.
Lundi 26 octobre : lever et départ à jeun … car nous déjeunons tous ensemble dans la grande tente où on accueille les mariages, divorces, naissances, décès, camping-caristes … nous y sommes accueillis avec un déjeuner varié, complet, goûteux, rien que des bonnes choses qui nous mettent en bonne condition pour les activités futures. Nous revenons ensuite aux motorhomes et attendons le signal de nos Gentils Organisateurs et dès réception, on sonne l’hallali et tout le monde se met en branle (en tout bien, tout honneur, évidemment …) pour l’aire de Cancale distante d’à peine 7 kilomètres. A notre arrivée, bon nombre de nos camarades font des services … tant qu’on a le temps, autant en profiter … et après un léger dîner, nous partons à pied vers la ferme marine où nous sommes reçus par notre hôtesse qui nous fait l’article sur les huîtres en nous donnant les différences entre les creuses et les plates, encore
appelées « belon » ; les plates sont difficiles à élever car on perd 90% de la production alors qu’on ne perd que 40% environ de creuses ; le goût est également un peu différent, avec parfois un goût de noisette chez la plate ; j’ai d’ailleurs retrouvé cette saveur de noisette, le plus dur ayant été d’avaler la coquille de la noisette.
Les creuses ne sont plus les « originales » car une importante maladie a décimé l’huître autochtone, qui a été jadis remplacée par la portugaise, elle-même remplacée par la japonaise. Ces bébêtes peuvent être consommées cuites ou fraîches. Elles sont récoltées au bout de 3 ou 4 ans et les jeunes naissains sont mis dans des nasses spéciales pour grandir et prendre des forces ; ces nasses sont régulièrement retournées et tapées pour changer leur position et permettre leur croissance pendant laquelle elles ne font pas de perle, la nacre d’ici est d’ailleurs assez friable et de qualité insuffisante pour ce genre de production. Elles sont ensuite mises en bassin d’eau de mer et « entraînées » à un passage hors eau et dans l’eau, afin de ne pas trop souffrir pendant les trajets. Elles peuvent alors être dégustées et de préférence pas dans les mois « sans R » car elles sont alors plus laiteuses et ont moins de goût ; à noter que les huîtres sont mâles dans leur première année, et femelles par la suite. Le meilleur moment pour les déguster est à Pâques car elles sont en pleine force, même si on les déguste souvent à noël et au nouvel an. Les plus pures sont celles de Cancale car les maires de tous les patelins environnants sont ostréiculteurs et sont très sensibilisés à la pollution des eaux et aux rejets de substances nocives dans la mer, alors que sur l’étang de Thau, il y a beaucoup de rejets de polluants tant par les privés que par les industries. La dégustation fut également un excellent moment, avec deux
huîtres creuses et une huître plate, accompagnées d’un verre de Muscadet, parfait accompagnement pour ce plat. La visite de l’exposition de coquillages fut également très intéressante avant de revenir aux véhicules. On s’est reposé un petit peu avant de reprendre notre bâton de pèlerin, nos chaussures et nos lampes frontales, pour descendre en bord de mer au restaurant « la belle mer » où nous avons eu un repas trois services qui s’est révélé excellent, bien fourni et très goûteux. On a passé une bonne soirée avant de revenir la majorité à pied, ou certains avec Hubert. A 22.28 heures, tout le monde était rentré « a la casa » pour passer une bonne nuit.
Mardi 27 octobre : départ en tout début de matinée pour la biscuiterie Guella pour une visite d’environ 45 minutes ; nous ne devons rouler que 2 kilomètres pour visiter cette fabrique artisanale dont c’est la troisième génération. Elle a déjà été primée plusieurs fois pour la qualité de ses produits à tel point que les propositions de rachat par des groupes industriels importants fleurissent régulièrement, mais sans succès car la maison tient absolument à la qualité de ses produits. Nous sommes accueillis par la jeune patronne qui nous fait l’historique de l’entreprise et nous présente les différents produits et leur fabrication héritée du grand père et améliorée au fil des ans. Caramel, beurre et sel, seuls ou ensemble, n’ont plus de secret pour nous et nous pouvons alors passer à la dégustation … puis à la boutique … on aurait tort de s’en priver. Nous avons ensuite pris la direction de Combourg et du camping « le vieux châtel ». Les places sont énormes et possèdent eau et électricité. Après un dîner léger, nous partons pour le château de Combourg. Sa construction s’est
échelonnée du 12° au 15° siècle ; il a d’abord un rôle défensif et lors de son évolution vers un rôle moins militaire, a accueilli entre autres Chateaubriand à la fin du 18° siècle et le romantisme, ainsi que le général de Gaulle ; au cours de sa vie, il sera pillé, brûlé, abandonné pendant presque un siècle, puis réhabilité. Il servit également d’hôpital militaire pendant la guerre de 14-18. C’est un château privé, c'est-à-dire qu’il est toujours habité par les propriétaires, qui occupent les étages et ce sont toujours les descendants … de Chateaubriand, l’écrivain … Mais manque de bol … ou d’entretien, les charpentes de deux des quatre tours sont attaquées par la mérule et vont nécessiter un investissement de UN million d’euros par an … pendant dix ans … minimum. Ce fut une visite très intéressante d’un bâtiment présentant bien, avec du mobilier magnifique. Nous sommes ensuite revenus à nos véhicules pour la fin d’après-midi et patienter pour le matoufet de José. Et il fut comme d’habitude excellent et généreusement servi … grand merci à toi, José, et ça nous a servi de support à des discussions dans tous les sens, avant de revenir dans nos véhicules pour la soirée, la douche, la nuit, etc.
Mercredi 28 octobre : lever super à l’aise chez tout le monde puisque nous levons l’ancre en début d’après-midi. On se lève avec un grand soleil et c’est bien agréable. On va passer le temps en faisant les services, du nettoyage, de la lecture, du compte-rendu, etc. puis on partira après dîner vers Les portes du Coglais (35460) sur un simple parking, près de l’activité du soir. Et cette activité est une soirée avec spectacle et repas au château du Rocher Portail, seul parc à thème en Europe sur l’univers des sorciers. Ce magnifique édifice, dont les premières traces d’occupation remontent au néolithique, en parfait état, fut construit à partir de 1586, après un premier jet au 12° siècle ; il s’étend sur près de 1800 hectares et son architecture lui a valu le nom de « Downton Abbey » français. Il a accueilli une vraie école d’écoliers de saint Malo pendant la seconde guerre mondiale et c’est en 2016 que l’actuel propriétaire réalise son rêve d’enfant, d’y créer une « école de sorciers et de magie ». Dès notre entrée, nous partons déambuler dans le parc où des jeux et activités sont proposées comme des parcours d’acrobranche, tyroliennes, vol en balai, voyage en autobus volant, dressage et nourrissage de hiboux, etc. … c’est varié et agréable, surtout que l’obscurité commence à tomber et que l’esprit des sorciers fait surface. Nous avons alors rendez-vous à 19.00 heures pour notre souper spectacle au cours duquel les professeurs de magie de
l’école nous font leur cours. Le repas trois services proposé est excellent et entrecoupé de spectacle de l’équipe éducative, parfois avec la participation des élèves. La soirée se passe parfaitement jusqu’à ce que nous puissions visiter l’exposition des chambres décorées sur le thème et ce sont les chambres des 35 employés de maison, presque toutes conservées dans leur état d’origine. La soirée s’est ensuite terminée pas un joli feu d’artifice orchestré par les professeurs de magie. Nous avons ensuite repris le chemin des motorhomes pour la nuit.
Jeudi 29 octobre : lever relax pour nous rendre à Hédé-Bazouges pour une promenade le long du canal d’Ille et Rance, qui va nous permettre de découvrir les 11 écluses qui se suivent sur 11 kilomètres. Le soleil et le paysage bucolique nous entraînent à flâner en regardant les jolies maisons d’éclusiers ainsi que les décorations pour halloween.
Nous repartons ensuite prendre un excellent repas de midi dans un routier trouvé par Philippe, pour 34 euros par couple … qui dit mieux ??? Puis direction le camping des Gayeules, à Rennes où nous terminerons le reste du séjour. On se place sur des emplacements avec eau, électricité 16 ampères, possibilité de vider les eaux grises … pétanque, etc. et nous continuons avec le briefing et un apéro à l’espagnole puisque le temps le permet … enfin … nous en profitons également pour remercier nos organisateurs et leur offrir quelques présents qui leur rappelleront ce magnifique voyage.
Vendredi 30 octobre : ce matin, départ en bus sous un soleil radieux qui ne nous a pas quitté de la journée, pour Rennes sous sa nouvelle forme, puisqu’elle fut détruite en 1720 par un incendie qui a ravagé un tiers de la ville ; elle fut reconstruite par l’architecte Jean Gabriel selon un plan rectiligne, comme Haussmann le fit avec les grandes avenues de Paris. Les rues furent élargies pour une question de criminalité, de sécurité afin d’éviter les incendies dus aux encorbellements, et de salubrité. Nous avons ensuite visité quelques pièces importantes de l’hôtel de ville, ainsi le grand salon richement décoré, où l’on peut voir en frise, les blasons des grandes villes de l’Ille et Vilaine, ainsi que les noms de personnages reconnus, comme Surcouf le corsaire, Du Guesclin, Laennec l’inventeur du stéthoscope , etc.
Pour l’anecdote, nous avons également appris l’origine du nom « plouc », venant du temps où de nombreux bretons émigraient à Paris sans savoir parler le français ; ils disaient venir de tel ou tel patelin, PLOUgastel, PLOUhinec, PLOUharnel, PLOUceci ou PLOUcelà, et c’est pour cela qu’on les a appelés des PLOUCS.
Nous découvrons aussi un des deux Panthéons de France, le second étant à Paris ; il énumère les noms de toutes les victimes de la région ayant perdu la vie dans les guerres menées par la république. Face à la mairie, nous voyons également l’opéra, construit un siècle plus tard. Nous prenons ensuite la direction des vieux quartiers où nous pouvons voir quelques unes des 350 magnifiques maisons à pans
de bois, dans ce quartier ayant échappé à l’incendie de 1720. On passe donc du contemporain au quasi moyen âge en marchant 300 mètres. Mais cette matinée nous ayant creusé l’appétit, nous nous sommes rendus au restaurant « Casa Pépé » pour un repas de la meilleure veine qui nous rendu des forces, juste pour aller déguster des succulentes crêpes avec (la plupart du temps) un verre de cidre.
Et l’heure du retour s’annonçant, nous avons repris le bus pour rentrer au camping sans oublier de jeter un œil aux biches et daims qui crèchent à côté de la piscine. Petit repos, douche, souper pour ceux qui ont encore faim, soirée, télé, dodo.
Samedi 31 octobre : matinée libre en attendant le repas de fin de voyage à midi, donc lever relax. On en profite pour faire les services calmement ; certains camarades ont déjà pris le chemin du retour alors que d’autres partiront après le repas de midi. La dernière semaine de ce trip fut parfaite au niveau temps atmosphérique : le soleil de fin octobre a brillé de mille feux et les journées furent très agréables malgré la fraîcheur vespérale, toute normale en cette période de l’année. Ce dernier dîner s’est déroulé dans un restaurant chinois proposant un buffet gigantesque auquel nous avons fait honneur largement, des entrées aux desserts. Nous avons bien pris notre temps et comme prévu, dès notre retour au camping, plusieurs équipages nous ont quittés mais la plupart seront présents à la sortie pétanque du 13 au 15 novembre. Quelques amis font une dernière partie de boules pendant que d’autres prennent un peu le soleil, avant de passer la soirée au chaud et … plus que probablement sans manger !!!
Dimanche 1 novembre : on se dit « au revoir » puis chacun prend la route vers la destination de son choix ; pour nous, ce sera une première étape de 250 kilomètres qui nous emmènera à Honfleur où nous nous promènerons l’après-midi … comme il y a du soleil, autant en profiter.
Lundi 2 novembre : nous roulons les 500 kilomètres restant pour arriver à la maison, mais ça, nous en avons l’habitude.
Chantal et Guy, membres 109 ET TERMINONS PAR LA PENSEE DU JOUR :
Je suis sorti du motorhome tout nu en Bretagne … j’ai fait une « fesse-noz » !!!
Et pour ceux qui sont un peu sûtî … Mon premier a fait ses débuts lors de la guerre de 14-18 Mon deuxième est un article défini Mon troisième marque une surprise Mon quatrième est une interjection de rappeurs Mon tout est un de nos membres




