Compte rendu – Le canal du midi 2026

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LE CANAL DU MIDI, DU MATIN ET DU SOIR … SEPTEMBRE 2026.
« Tout le monde a réellement apprécié … pour du vrai … et on les remercie grandement … on attend d’ailleurs la prochaine étape sur le canal du midi, le canal lacrymal ou le canal cholédoque !!! » C’est de cette manière que l’année passée, je terminais le compte rendu de notre périple sur le canal du Nivernais, organisé par Annie et Christian, qui allait me valoir les très nombreux messages de félicitations de la plupart de nos membres, ainsi que le prix de la plus belle chute littéraire (la plus belle chute tout court étant celle de JK …). Et le message est bien passé … tellement bien que maintenant, on y est … sur le canal du midi … et puisque ça marche, je vais lancer pour 2027 l’idée du canal de Bourgogne, puisque le canal de Corinthe, ce n’est possible qu’en pédalo (et puis de toute façon, je l’ai déjà fait !!!), le canal de Panama, c’est un peu loin, et le canal d’Ormuz, c’est trop dangereux !!! Reste aussi, au cas où, le canal de la Garonne, le canal de Nantes à Brest, le canal du Rhône au Rhin, la vallée du Doubs, le canal des Vosges, etc … on a de quoi faire travailler nos gambettes !!! A bon(ne) organisateur(trice), salut !!! Car on s’y amuse tellement bien que, j’espère, mes paroles ne vont pas tomber dans l’oreille d’un(e) sourd(e) … et puis, il faut noter également que ces (légers) efforts physiques contribuent à garder les capacités intellectuelles, la forme et la jeunesse (poils aux fesses …) de notre cheptel de gentils membres « vintage » … ça devrait même être remboursé par la sécurité sociale !!!
Nous partons (nous, c’est dame Jeanne de Chantal et chevalier Guyllaume Fourir-Hannotte de Basse Desnié) donc ce mardi 22 septembre pour faire une première grande étape d’environ 500 bornes, qui va nous mener au sud de Paris, sans prendre le périphérique … je ne suis pas fou, quand même !!! Nous sommes déjà passés trois fois dans cette cour de ferme, située à Guilleville ; c’est calme, il y a de l’eau et on peut vidanger, mais pas d’électricité donc
pas de gitans … que vouloir de plus ??? (GPS N 48°13’21’’ E 1°47’51’’) .
On a bien roulé, mais sur les 150 derniers kilomètres proches de Paris, ce ne fut qu’une succession de travaux et bouchons, avec les fêlés qui changent de file tous les 23 mètres … mais on est bien arrivés et on profite tout de suite du soleil qui va bientôt se coucher, avec une petite Hoegarden rosée, précédant de peu les pâtes au brocoli et saumon. On sera au calme pour faire un gros dodo.
Le lendemain, nous allons faire la route vers Brantôme … et tout le monde va se demander pourquoi !!! Ben vous ne le saurez pas, na !!!
Nous nous retrouvons ainsi à l’aire communale, chemin du vert galant.
C’est clair, c’est calme, on y a tout ce qu’il faut et de plus, c’est proche du centre ville, ce dont nous allons profiter allégrement … et vous ne saurez toujours pas pourquoi, NA !!! Donc, on part pas trop tard pour les 388 kilomètres à faire sur autoroute (un peu) et des routes roulantes et agréables dans la campagne aussi périgourdine que la salade éponyme … on arrive vers 15.00 heures, on se rehappe un brin avant d’aller dans la cité et s’arrêter pour manger une crapuleuse glace à l’alcool de noix et réserver notre repas du soir … et il fait toujours chaud … même dans les magasins où mon portefeuille devrait normalement prendre un coup de froid !!! Bon … on rentre au véhicule pour faire nos calculs pour voir si on peut manger (je blague !!!) puis on repart au resto dont je vous tairai le nom … et pas question d’essayer de me cuisiner, si j’ose l’expression !!!
On rentre ensuite au véhicule pour la soirée, la douche et le dodo.
Le lendemain, soit jeudi 24 septembre, on file vers notre lieu de rendez-vous : Limoges. On fait le choix de prendre les nationales mais qu’est-ce que ce fut lent … t’as des gens qui roulent à 65 à l’heure pour être sûrs de ne pas se faire prendre à 80 !!! Tu vois les ralentissements !!! Mais on arrive vers 15.00 heures et bon nombre de camarades sont déjà présents … on se place sans problème. Un petit briefing est prévu avant l’apéritif de bienvenue ;
les subtilités du programme sont expliquées et nous verrons demain !!!
Nous prenons ensuite la direction de la
brasserie du camping où nous dégustons une assiette saucisse et salade … très bon et bien servi avec le sourire !!! On rentre ensuite au motorhome pour une soirée chaude.
Vendredi 25 septembre : nous partons en vélo vers 8.32 heures sur le canal du midi et le canal de Brière pour un rendez-vous avec une charmante guide qui nous fait l’article sur la ville d’origine romaine, construite en briques car la pierre devait être amenée des Pyrénées alors que la matière première pour les briques était sur place. Cette ville s’est développée dans deux pôles ; le premier fut la « justice », car les investissements dans ce domaine furent important dans le but avéré de « soulager » paris qui était « overbooké » ; le deuxième domaine favorable fut bien évidemment le canal du midi, imaginé et construit par l’ingénieur Pierre-Paul Riquet, ayant récupéré les eaux de plusieurs rivières de la région pour conserver le débit du canal et permettre le fonctionnement des nombreuses écluses du parcours. Nous avons également visité une énorme basilique, toute en briques également, destinée à accueillir le plus grand nombre de pèlerins, puisque la cité se trouve sur la route des chemins de Santiago de Compostella ; ce nom vient d’un jardinier qui avait des bottes de rocker pour faire son compost en buvant une bière (Oups …) !!! Sur la place Capitoul, nous découvrons également une galerie avec des décorations au plafond, décrivant l’histoire de la ville, par un artiste de la région, fresques tellement belles que j’en suis tombé par terre !!! La Garonne fut évidemment bien décrite par notre guide ; elle prend sa source dans les Pyrénées espagnoles et est navigable 250 jours par an ; elle a amené la richesse de la ville car elle a permis le
développement de minoteries, de tanneries, et de différentes industries. Nous avons ensuite dîné avant de repartir en promenade dans les petits quartiers. Et nous avons terminé avec les vélos pour regagner le camping pour nous refaire … avant de suivre le briefing du jour … et continuer avec un petit pot sympathique, puis rentrer pour la soirée et la nuit.
Samedi 26 septembre : nous partons de bon matin sur les chemins … à bicyclette … en direction de Blagnac ; un mini trip de 13 kilomètres sur des chemins bien agréables qui nous amènent vers le gigantesque site d’Airbus. Nous sommes accueillis par une charmante guide particulièrement ferrée sur l’histoire de l’entreprise fondée par Latécoère ; elle nous parle bien sûr des deux avions emblématiques français : la Caravelle, premier moyen courrier à deux réacteurs en bout de fuselage, tellement « secure » que, à 12000 mètres, il pouvait encore planer 250 kilomètres avec les moteurs coupés. Le second fut évidemment le Concorde, malheureusement né en plein choc pétrolier, et qui ne put faire que traverser l’atlantique car les Etats-Unis lui ont interdit le survol des terres ;
il est ainsi mort de sa belle mort qui tue, « c’est le pétrole qui a assassiné Concorde », en raison de sa consommation et le dernier exemplaire ayant effectué le vol Paris- Toulouse est exposé ici. Nous partons alors en car dans le site où notre guide nous explique l’évolution des différents Airbus, depuis le premier A 300 jusqu’au A 380, avion de dernière génération hyper léger, en carbone, à peine plus gourmand qu’une Dacia ; nous notons que les plus gros clients d’Airbus sont Emirates … Turkish Airlines n’étant pas mal non plus. Les appareils sont construits par un consortium comprenant la France, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Espagne. Toutes les pièces arrivent ici en tant que « blocs » et le puzzle est assemblé à Toulouse. Ce fut une magnifique visite animée
par une super guide au courant de (quasi) tout sur Airbus. Nous avons ensuite dîné au restaurant du site avant de reprendre la visite du musée où nous avons pu (re)découvrir des appareils emblématiques de l’aviation française, tant civile que militaire … mais pas que !!! On est ensuite rentrés sur nos vélos et arrivés au camping, Vinciane nous a offert l’apéro, et par politesse, nous n’avons pas pu refuser. On a bien sûr discuté, ri, etc. … puis nous sommes rentrés dans nos véhicules pour la soirée.
Samedi 27 septembre : nous nous levons bien relax car l’arrivée au camping Le Radel, à Avignonet-Lauragais, est prévu vers midi ; de plus, nous apprenons que les deux visites possibles sur le trajet, sont fermées … donc on partira un peu plus tard et on fera quelques courses sur le chemin. Le soleil est toujours de la partie, avec la température qui en résulte. Tout le monde a fait ses services et la vie s’annonce belle … on a donc fait une petite route pour arriver au camping Le Radel juste après midi et on s’est mis rapidement à table pour un repas léger ; on a ensuite discuté le bout de gras avant de se lancer dans des parties de pétanque. Une bonne douche plus tard, on a fait le briefing pour avoir les informations importantes sur les visites à faire dans les 4 prochains jours selon notre choix puisque les maîtres d’œuvre nous laissent toute latitude pour organiser nos journées. Nous rentrons ensuite dans nos pénates pour la soirée.
Lundi 28 septembre : première vraie journée « vélo » sur ce canal du midi. Plusieurs parcours sont proposés et réalisés en fonction des désirs de chacun ; j’ai décidé de vous décrire ceux que j’ai faits, puisqu’au bout du compte, tout le monde aura fait tout, mais dans le désordre. Nous commençons par Villefranche de Lauragais, petite cité présentant une belle église du 13° siècle, toute en briques comme la majorité des bâtiments de la région. Nous passons ensuite par Gardouch et son pont en briques rouges. Sur le chemin,
nous voyons évidemment de très nombreuses écluses, parfois simples, parfois doubles, parfois droites, souvent ovales … Nous arrivons ensuite à Montesquieu Lauragais, cité historique des cathares, qui se mérite car pour y arriver … ç’est comme la bébête … ça monte, ça monte !!! Nous arrivons finalement à l’écluse du sanglier, où nous faisons demi-tour, et essayons de trouver un endroit pour manger … et ça nous a amené à faire quelques détours inattendus. Nous arrivons ainsi au restaurant « le billot de Léon » à Lauragais … ça sert à rien de vous décrire … faut y aller pour se rendre compte … extra … surtout la pizza foie gras – magrets - gésiers !!! Puis, retour pour les derniers kilomètres et arrivée au camping pour une bonne douche et un apéro de la part de Edith et Jean-Pierre. Après cet agréable rassemblement, on est rentrés dans nos véhicules pour la soirée et une nuit réparatrice car les ischions de certain(e)s sont un peu fatigués.
Mardi 29 septembre : il a plu un petit peu pendant la nuit mais au réveil, les emplacements sont déjà secs … on va donc pouvoir partir en promenade. Pendant que certains feront aujourd’hui ce qu’on a fait hier, nous ferons aujourd’hui ce qu’ils ont fait hier. Pour notre part, nous partons donc vers Villefranche et son promontoire, annoncé comme d’une grande difficulté à gravir ; mais c’était sans nous connaître car nous sommes arrivés à destination sans problème … et même pas essoufflés. C’est vrai que le paysage était grandiose, on voyait jusqu’aux Pyrénées car le ciel était clair. Sur le chemin, nous avons pu découvrir l’obélisque de Riquet, élevé en l’honneur du concepteur du canal. Sur conseils de nos camarades, nous sommes allés dîner à l’aire d’autoroute de Lauragais, et c’était effectivement excellent.
Pour digérer, nous avons ensuite fait le détour par Avignonet Lauragais, sympathique
petite bourgade située en hauteur possédant une belle église avec de magnifiques vitraux. Nous avons ensuite pris le chemin du retour pour la fin de l’après-midi. Le briefing de nos gentils organisateurs nous a expliqué le déroulement de la journée de demain, puis nous sommes rentrés chacun chez nous.
Mercredi 30 septembre : aujourd’hui : journée Castelnaudary et CASSOULET … à la maison du cassoulet … alors ça devrait être bon.
Nous partons donc à 10.00 heures en vélo, en train ou en voiture pour nous retrouver à 12.30 heures. Avant, nous aurons eu l’occasion de nous promener en ville et visiter quelques lieux emblématiques de la cité. A table, tout se passe bien, le cassoulet est excellent et précède un dessert au fruit et un café ; le vin était servi à volonté. Ce dîner fut bien agréable et certains d’entre nous n’avaient jamais dégusté de cassoulet … faut bien commencer un jour !!!
Pour digérer et déjà brûler un ou deux haricots, nous nous sommes alors perdus en ville pour découvrir entre autres choses, le moulin de Cugarel, dernier rescapé des nombreux moulins de Castelnaudary. Nous avons également déambulé autour du « grand bassin » et de son petit port accessible par un système de 4 écluses : les écluses saint Roch permettant de passer à la volée, une dénivellation d’environ 10 mètres. Nous avons également découvert le Présidial, ancien tribunal édifié par Catherine 2 médi 6. Nous avons alors repris nos vélos pour revenir au camping où nous organisateurs avaient préparé un apéro avant la soirée, où on a commencé à ranger puisque nous transhumons demain dans la matinée. Avec nos vélos, nous n’avons pas rencontré de soucis, mais nos camarades ayant voulu prendre le train ont pu se rendre compte que la SCNF n’est pas meilleure que la SNCB en matière de ponctualité et de service … mais ils sont quand même bien rentrés à Bonport.
Jeudi 1 octobre : après la photo souhaitée par le gérant du camping pour immortaliser le passage non pas des rois mages mais des motorhomistes divins, nous prenons la route vers Revel, distante d’une trentaine de kilomètres. Après un passage à la grande surface pour un petit ravitaillement, nous nous garons à l’aire CCPark pour certains, en ville pour d’autres et on entame la visite du village, sans oublier de chercher de quoi nous sustenter ; nous, nous avons testé « la table des cocottes », excellent !!! Lors de notre promenade digestive, nous trouvons par hasard et à l’insu de notre plein gré … de belles boutiques de … fringues (ben tiens !!!) et admirons quand même les magnifiques halles sur la place de cette bastide. Nous avons alors repris la route sur 4,3 kilomètres pour arriver au camping « En Salvan » à Vaudreuille. L’endroit est plaisant, aéré, les sanitaires sont spacieux et propres … très bien. Certains se sont alors lancés dans des parties de pétanque pendant que d’autres écrivaient ce pu… de compte-rendu mais nous avons ensuite continué par un apéro offert par Dominique et Jean Pol, qui a servi pour mettre sur orbite notre briefing journalier … et grand merci à eux ; la journée s’est donc terminée de cette belle façon, ouvrant la porte à de bien belles choses pour la soirée … ou pas (ouiiiinnnnn !!!) Vendredi 2 octobre : nous partons pédestrement vers le musée du canal, pas trop éloigné de notre bivouac. Ce musée est au pied du barrage de saint Ferréol, qui sert de réserve au canal du midi en période d’étiage, et devant ce barrage, un beau jet d’eau alimenté par gravité par la quantité d’eau du barrage. Nous y sommes accueillis par une grande guide ayant une certaine ressemblance avec Pierre Pol Riquet … sauf le nez !!! Elle est
très au courant de sa matière et nous fait l’article sur la conception du canal par Riquet, qui en avait déjà le concept à l’âge de 9 ans.
Cette idée fut évidemment affinée pour être présentée à Jean Louis Colbert (pas celui du groupe « Téléphone …), financier de Georges Louis XIV (on a aussi un Georges Louis, mais il est moins brillant …) .
Ce qui fut alors le plus grand projet d’ingénierie du 16° siècle était ainsi sur les rails. Tous les détails nous furent expliqués : la recherche d’eau pour alimenter le canal, les écluses, la construction de canaux de dérivation, les barrages, etc. Nous avons découvert la vie rurale et sociale qui s’était développée au tour de ce canal : fermes, villages, églises, cultures, etc. La petite histoire nous a emmené dans les entrailles du barrage pour nous faire découvrir la galerie des 3 robinets en bronze, centrale de régulation de la hauteur du barrage, datant de 1834, toujours opérationnelle, mais remplacée par un système plus moderne au jour d’aujourd’hui. On y accède par une galerie souterraine de 60 mètres environ, éclairée par un jeu de lumières du meilleur effet. La grande histoire nous a également appris que lors de sa mise en eau alors que Riquet était décédé, RIEN NE FONCTIONNAIT car tout s’envasait !!! à tel point qu’on a appelé à la rescousse l’inévitable Sébastien Leprêtre, marquis de Vauban, architecte, sculpteur, bâtisseur de nombreuses citadelles, scientifique, ingénieur … qui a résolu tous les problèmes pour arriver à quéq’chose qui fonctionne, comme on le connaît toujours actuellement. Le canal est toutefois entretenu régulièrement par l’état français, qui en assure le bon fonctionnement en curant tous les quatre ans, un quart du parcours. Il ne sert plus désormais qu’à un usage touristique et il est le canal le plus visité en Europe. Nous sommes ensuite retournés aux véhicules, en passant parfois par la case « resto », ou pas, pour une après midi de repos. Ce soir, nous tous, passerons avec plaisir, par la case « apéro » chez Claude et Christiane pour l’anniversaire de Claude. Et ce fut l’occasion de faire
notre briefing pour demain, de rigoler, puis de rentrer dans nos coquilles pour la soirée. Encore merci à eux.
Samedi 3 octobre : la grosse majorité (et pas la grosse majorette !!!) de nos camarades se rendent à Revel pour ce qui est présenté comme un des plus beaux marchés de France. Chacun trouve une place pour se garer puis s’en va vers le centre où se tient le rassemblement.
C’est vrai que ce marché est magnifique, rien que par son emplacement … nous avons vu les halles désertes avant-hier, mais voir l’animation qui y règne aujourd’hui, c’est génial … on se serait cru au 15° siècle, avec les rassemblements de marchands de toutes sortes … mais c’est en réalité extrêmement déprimant car il y a tellement de bonnes odeurs venant de partout, qu’on ne saurait tout acheter, même en petite quantité … alors on se contente de regarder, de sentir, de pleurer, de réprimer ses crampes dans le ventre … puis on retourne au restaurant où nous étions allés avant-hier tellement c’était bon … et c’était toujours aussi bon, même qu’on y a retrouvé des autres camarades également amateurs de bonnes choses. Puis après une belle promenade digestive, nous avons repris la route vers le château cathare de Saissac par des petites routes montantes, descendantes et virevoltantes, mais on n’a pas su visiter car on avait pris trop de retard à Revel, on s’est contenté de le voir en passant. On a néanmoins appris que les qataris avaient déjà à l’époque, pris le contrôle des Pyrénées et s’étaient associés à Simon de Monfort avant de prendre le contrôle du Paris saint Germain bien plus tard … merci Annie, pour cette précision !!! Certains de nos camarades avaient plutôt choisi de faire le détour par Papoul et son monastère. Nous sommes alors arrivés au camping « le malolya », à Villemoustaussou, tout juste pour l’anniversaire de Gaspare, qui fut précédé comme chaque jour par un petit briefing sur les jours prochains. On a donc fait des projets de promenade à pied ou en vélo et c’est sur ces
bonnes résolutions que nous sommes rentrés pour la soirée. Et longue vie à Gaspare !!!
Dimanche 4 octobre : on n’est pas encore levés qu’il commence à pleuvoir comme vache qui pisse, et dans les prévisions, il semble que ça va durer quasi toute la journée … et tant pis pour ceux qui n’ont pas la téloche !!! Aujourd’hui, c’est liberté totale, alors certains font ce qu’ils veulent, pendant que d’autres font ce qu’ils veulent, mais d’autres ont choisi de faire ce qu’ils voulaient … et comme il pleut, ça tombe bien … et je ne parle pas de la pluie … on finit quand même par montrer le bout de … notre nez (aussi …) et on discute avec le premier chien avec un chapeau qui passe … puis le soir tombant (ploc), on rentre chez nous pour une soirée hyper calme (hélas …).
Lundi 5 octobre : aujourd’hui, c’est journée libre à Carcassonne. Chacun est libre de ses déplacements et certains y vont en vélo alors que d’autres préfèrent le bus. Tout le monde est là vers les 11.00 heures et se promène comme le duc, à sa guise, tantôt dans des édifices remarquables, tantôt sur les fortifications, tantôt dans des boutiques, jusqu’à ce que nos estomacs commencent à crier famine ; chacun fait alors son choix, sandwiche ou restaurant. On continue ensuite les errements dans les petites rues, toutes aussi attirantes les unes que les autres jusqu’au moment de reprendre le bus pour rentrer au bercail pour un briefing court mais important car nous apprenons que certains camping où nous devions aller, sont inondés et impraticables … mais nos dévoués organisateurs ont veillé au grain et nous ont trouvé des solutions satisfaisantes tout en nous renseignant des étapes à faire pour profiter des belles choses de la région. On
discute encore un peu pour fixer notre itinéraire puis il est temps de rentrer pour la soirée.
Mardi 6 octobre : nous commençons la journée par une très grosse frayeur avec une camarade mais les choses sont prises en main et se déroulent dans la logique de ce genre d’évènement. Nous partons quand même vers notre étape suivante, le camping « Val de Cesse » à Mirepeisset. Sur notre route, nous passons à Trèbes chez un producteur d’huile d’olive chez qui nous faisons quelques emplettes, avant de prendre la route de Puichéric où nous nous promenons autour du château qui est privé donc non visitable … des pierres tombent en effet des plafonds dans l’église, qui est interdite de visites. Nous assistons au passage de bateaux dans les deux écluses encore manœuvrées par un vrai éclusier en chair et en os, et nous pouvons admirer la collection de personnages, parfois animés, élaborée par l’ancien éclusier qui était un passionné de personnages construits avec des objets de récupération, boulons, chaînes, outils divers, etc. … ça valait le détour … Nous arrivons dans les derniers au camping et nous nous installons avant de recevoir des nouvelles de notre camarade … et c’est en pensant à elle que nous plantons nos sièges pour un petit pot. Mais quelques gouttes nous amènent à rentrer dans nos véhicules pour le soir, en espérant de bonnes nouvelles demain.
Mercredi 7 octobre : è voye avou les bécanes … nous partons avec quelques champion(ne)s pour une boucle d’environ 30 kilomètres qui va nous faire passer par Somail, petit village dans son jus, mais aussi petit port bien agréable avec quelques restaurants que nous fréquenterons plus tard dans la journée, mais surtout avec une bouquinerie, « le trouve tout du livre », qui ne paie pas de mine mais
qui est un ravissement pour les amateurs de pépites littéraires … tout est rangé parfaitement et c’est … immense … des rayons à perte de vue … sur deux étages !!! Nous repartons ensuite par le chemin de halage qui est roulant et parfait ; nous poussons ensuite le bouchon jusqu’à passer par Répudre, le premier pont canal construit par PP Riquet, et qui est loin d’être une riquette car il est toujours debout après 400 ans. En route alors vers Paraza et son château, qui n’est pas accessible car il y a un passage de commandement à la gendarmerie du coin et les festivités se font au château.
Nous reprenons alors le chemin du retour sans oublier de passer dans un resto à Somail, avant de rentrer au camping pour un très léger briefing et un bon apéro offert par les organisateurs. Nous sommes passés à côté des orages mais quelques gouttes de pluie à la fin de l’apéro nous poussent vers nos motorhomes pour la soirée.
Jeudi 8 octobre : il a plu la nuit et le ciel est aussi bouché qu’un cidre normand !!! Que va-t-on faire ??? La tendance quasi générale est qu’on va attendre que ça se tasse et probablement partir en début d’après-midi, mais ceci dit, le temps s’est bien refroidi malgré que le ciel se soit dégagé. Et c’est ainsi qu’après le dîner, nous sommes partis comme les croisés à la conquête de Jérusalem (pas les ligaments, bien sûr !!!) et nous avons beaucoup roulé sur des petits chemins, à bicyclette … et un peu sur route … et pour dire vrai, je ne sais pas où on est passés … j’ai bien reconnu Somail et sa maxi bouquinerie, mais c’est tout !!! on a également vu une écluse apparemment
équipée d’une cale sèche … puis on est revenus. Et nous n’avons pas essuyé une seule goutte de pluie … yesss !!! Et en fin d’aprèm non plus … ça tombait bien car Maryvonne et Daniel nous avaient préparé un copieux apéro, et bien arrosé … nos organisateurs en ont profité pour nous faire part des changements apportés au parcours car de problèmes en foirages, et pas de leur faute, ils ont dû composer avec des campings impraticables à cause des inondations, des travaux de voirie, et d’autres choses encore, mais ils se sont bien débrouillés pour trouver des solutions et ça a bien fonctionné. Nous sommes ensuite retournés dans nos motorhomes pour la soirée.
Vendredi 9 octobre : comme on doit partir, tout le monde a fait ses services et a pris la route. Nous, nous sommes passés par Capestang et sa collégiale saint Etienne, bâtiment gothique de la fin du 13° siècle ; un fameux bâtiment avec de beaux vitraux et une hauteur intérieure de 27 mètres … démesurée, avec des peintures murales très anciennes, laissant même deviner des peintures encore plus anciennes aux endroits un peu décrépis. Nous avons ensuite pris le chemin de l’oppidum d’Ensérune que nous avons visité après notre dîner ; un bel exemple d’une agglomération romaine fortifiée et un très beau musée présentant de belles collections de poteries. Du haut de la colline, on peut découvrir l’étang de Montady, marais drainé au 13° siècle pour pouvoir exploiter 400 hectares et dont la structure en cercle montre des parcelles de cultures organisées comme des morceaux de tarte. C’est inédit et réellement surprenant. Nous avons ensuite rejoint le gros de la troupe (qui n’est pas moi !!!) et nous sommes arrivés les derniers, mais un peu plus cultivés que les autres.
Aujourd’hui, pas de pluie, mais beaucoup de soleil et un bon petit vent, et la température était parfaite. A notre arrivée au camping, on s’est installés puis après quelques parties de pétanque et quelques papotes, Christiane et Claude nous ont préparé un apéro bien agréable qui nous a amené vers 19.00 heures, heure où nous sommes allés à la douche avant de souper, soirer, faire dodo, etc.
Samedi 10 octobre : aujourd’hui, direction Béziers et les alentours.
Certains vont partir en vélo et d’autres en bus. Nous avons décidé de prendre les vélos pour nous rendre par le canal, aux 9 écluses de Fonseranes, permettant de rattraper une dénivellation de 27 mètres, c’est exceptionnel et ça fonctionne toujours depuis 400 ans … nous avons encore poussé un peu plus loin vers le tunnel du Malpas, véritable saignée de 173 mètres dans une colline ayant évité une écluse supplémentaire, avant de revenir et de dîner sur le chemin du retour. Sur le chemin, nous sommes passés par le magnifique pont canal de Béziers. On a repris la route et de retour aux écluses, nous prenons le petit train touristique qui nous amène au centre ville de Béziers, cité grecque à l’origine, plus ancienne que Marseille, qui nous présente la cathédrale saint Nazaire, d’une grande hauteur intérieure ; nous parcourons également les magnifiques halles qui regroupent de nombreuses échoppes de produits de bouche, mais pas que … Nous n’avons pas pu voir le chameau, emblème de la ville depuis le moyen âge mais peut-être à un autre passage !!! Nous avons alors repris le petit train pour rentrer à notre bivouac pour avoir les dernières informations car nous partons demain pour notre dernière étape avant la fin de notre belle sortie. AUJOURD’HUI, PAS DE PHOTO CAR J’AI EU UN PROBLEME D’APPAREIL PHOTO … MAIS JE M’EN FOUS ET COMME DIT GILBERT, PARAPHRASANT KEVIN DE BRUYNE, « JE M’EN FOUS ET J’M’EN BAS LES COUILLES », NA !!! Marie Thérèse appréciera que Gilbert est autonome … Dimanche 11 octobre : aujourd’hui, dernière étape de notre périple :
Marseillan, distant de seulement 25 kilomètres. La route est belle et ensoleillée. Nous arrivons au camping « Le Grillon des Mers » et tout
le monde se place. Les emplacements sont spacieux et tout le monde trouve sa place, bien guidé par la gérante et surtout par Christian.
Bon, sur ce, on a passé la journée à faire les pleins, les vides, des promenades à vélo, des balades à pied, jusqu’à l’apéro proposé par Chantal et Guy, c'est-à-dire NOUS, avec l’aide de petites mains qui se reconnaîtront, qui s’est prolongé jusqu’à quasiment 22.04 heures, à discuter, à rigoler, à se payer la tête des autres, à dire du mal de tous, à essayer de convaincre certain(e)s de faire une sortie sur un autre canal de je ne sais ou … jusqu’à ce qu’on décide de rentrer dans nos véhicules pasqu’on avait dézingué tout le monde … et même nous même, c’est dire à quel point on était entamés !!! puis, dodo, ronron, crac crac … ou pas !!!
Lundi 12 octobre : aujourd’hui, matinée totalement libre … alors certains vont marcher sur la plage, d’autres partent quand même en vélo, certains font du nettoyage ou du rangement … puis après le dîner, la majorité s’en va vélocipédiquement vers l’écluse circulaire de Agde ; cette écluse originale est un véritable carrefour à bateaux qui permet de suivre non pas une mais trois routes différentes ;
construite en 1676, sa construction originale en fait une curiosité exceptionnelle qui fonctionne toujours parfaitement de nos jours.
Nous partons ensuite vers les ouvrages du Libron construits fin du 17° siècle ; ils permettent par un astucieux et efficace fonctionnement, d’éviter l’ensablement du canal du midi, et ça fonctionne toujours parfaitement aujourd’hui. Nous avons alors repris la route vers le camping car où le dernier apéro nous est offert par Christiane et Roch ; est-ce utile de préciser que ce fut encore un grand moment de convivialité, d’échanges, de rires … Et surprise, arrivée inattendue de l’équipage présidentiel, Martine et
Philippe, de retour après le passage de Madame « à l’entretien périodique et au contrôle technique», ça nous a fait très grand plaisir à tous … et enfin, dodo, ronron … Mardi 13 octobre : relaaax !!! Certains vont à Sète avec Hubert pour déambuler sur le marché alors que d’autres prennent les vélos pour aller à Sète en longeant la mer, jusqu’au bassin de Thau. La piste cyclable est superbe et facile jusqu’à ce que nous arrivions à la route qui nous emmène au point haut duquel nous pouvons découvrir les étangs, les parcs ostréicole, la ville de Sète et ses canaux … c’est un point de vulve assez clitoresque qui embrasse également la jonction du canal du midi et de la méditerranée. La route pour y accéder est tellement pentue que seuls trois camarades sont arrivés à la grimper … et en poussant comme des malades malgré les vélos électriques. Comme nous en avions laissé quelques uns en route, nous sommes ensuite descendus pour les retrouver, manger notre pic-nic et prendre un café ou (et) une glace … Puis nous avons pris le chemin du retour pour notre dernière soirée ensemble, et prendre le souper de clôture dans un restaurant à 3 kilomètres du camping. Nous y sommes allés en « uber » et nous avons passé une excellente soirée avec un excellent repas puis nous sommes rentrés avec le même « Hubert » pour la nuit.
Mercredi 14 octobre : après cette dernière nuit avec toute la troupe, tout le monde s’est salué et a repris le chemin soit de la Belgique en plusieurs étapes, soit de la Bretagne en plusieurs étapes également.
Nous nous retrouverons ainsi à 6 équipages à faire la Bretagne après le canal du midi, et nous retrouverons un nouvel arrivage pour cette
nouvelle aventure. Un tout grand merci encore à nos gentils organisateurs pour ce superbe voyage où tout le monde a pu profiter selon ses désirs (comme Harlem … mais je ne suis pas sûr que tout le monde comprenne !!!). Je me réjouis déjà de savoir sur quel canal ils vont nous amener TOUTES LES NOMBREUSES ANNEES PROCHAINES … je suis sûr que ça va encore être plus terrifaïque, magnifaïque, fantastaïque … Je serai tous les jours sur le site ABUM pour le découvrir. Mais je voudrais surtout retenir la qualité du groupe (dont je fais partie évidemment …) où chacun a amené son savoir, son savoir faire, et surtout son savoir être, car aux différents soucis de personnes ou de technique auxquels nous avons dû faire face, chacun a amené sa pierre à l’édifice abumien pour aider, pour assister, pour amener ses idées, pour prendre des initiatives, pour guider les cyclistes, pour réparer les vélos … merci à eux, merci à vous, et merci à … nous tous … et merci à moi aussi (charité bien ordonnée commence par soi-même) !!!
Chantal et Guy, membres 109 ET TERMINONS PAR LA PENSEE DU JOUR :
Chez Ecolo, on boit au vert … moi, je préfère boire à la bouteille … Et pour ceux qui sont un peu sûtî … En physique, mon premier est un état ni solide, ni liquide Mon deuxième s’en va Mon troisième est cultivé en Camargue Mon quatrième est le premier S de SOS Mon cinquième demande un lieu Mon sixième n’est pas tard Mon tout est un de nos membres